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Gafsa

Le gouvernorat se compose de 11 délégations dont 5 oasiennes (oasis traditionnelles au nombre de 7 et modernes au nombre de 6).

Gabès

L’oasis de Gabès est l’unique oasis littorale de la méditerranée et l’un des derniers exemples d’oasis de ce type dans le monde oasis traditionnelles au nombre de 49

Tozeur

Il se compose de 5 délégations (Tozeur, Nefta, Deguèche, Tamaghza et Hazoua), 5 communes (Tozeur, Nefta, Deguèche, Hammet Djérid et Tamaghza) et 29 Oasis Traditionnelles

Kebili

Le gouvernorat de Kébili est subdivisé en 6 délégations (Kébili Nord, Kébili Sud, Souk Lahad, Douz Nord, Douz Sud et El Faouar), 5 communes et 41 Oasis Traditionnelles.

Les Oasis Traditionnelles de Tunisie

Les oasis sont des écosystèmes créés par les populations oasiennes dans un milieu fortement marqué par l’aridité. Elles témoignent de l’ingéniosité des populations locales qui ont su tirer profit des moindres possibilités offertes par le milieu naturel pour créer des espaces particulièrement riches en biodiversité nettement distincts du milieu désertique et steppique environnant.

Dans les quatre gouvernorats du Sud (Gabès, Gafsa, Kébili et Tozeur), on compte au total 267 oasis dont 126 traditionnelles et 141 modernes. Elles représentant 9% du total des terres irriguées, 0,8% des terres agricoles du pays, 30% de la superficie des arbres irrigués, 25% des cultures de fourrage irriguées et 10% des cultures maraîchères irriguées.

  • Les oasis de Tunisie : une zone de transition entre la steppe et le désert
  • La région oasienne occupe la zone septentrionale du Sud Tunisien. Elle représente 26% de la surface du pays soit 43 020 km2 et les oasis qui s’y trouvent se répartissent principalement, entre les gouvernorats de Gabès, Gafsa, Kébili et Tozeur et accessoirement dans le gouvernorat de Tataouine.

    Relief : La divérsité des reliefs, facteur de richesse des oasis

  • La région des oasis se situe à cheval sur les deux domaines orographiques principaux de la Tunisie, à savoir le domaine saharien et le domaine atlasique. La Tunisie Présaharienne est une terre de contrastes. Elle réunit des reliefs parmi les plus élevés de la Tunisie (le Djebel Orbata, à l’Est de Gafsa, qui s’élève à 1165 m) et des dépressions parmi les plus basses (Chott El Gharsa, par exemple, situé à 21 m au dessous du niveau de la mer). Elle juxtapose de grandes unités de relief et une multitude de formes locales.
  • Climat : Un microclimat oasien>
  • Les oasis se situent dans trois étages caractérisés par l’aridité, les amplitudes thermiques élevées et la fréquence des vents

  • Les sols : une richesse locale dans un milieu pauvre
  • Les sols d’oasis sont des sols développés par l’intervention humaine sur des substrats variés (par ajout de matières organiques et de sables et par drainage) de manière à modifier leurs propriétés et les rendre aptes aux cultures.

  • Les ressources en eau : facteur majeur du peuplement et de la mise en valeur
  • La région des oasis dispose d’une part de la Tunisie estimées à 35% du total.La région du sud s’etend à chevel sur deux zones aquaiféres différentes, la zone shaharienne et la Djeffara.

  • Richesse de la biodiversité végétale et animale des écosystèmes oasiens
  • Les oasis traditionnelles constituent des écosystèmes propices pour l’épanouissement de la biodiversité floristique et faunistique ainsi que pour la préservation des espèces végétales et animales spécifiques et adaptées aux zones arides. Ces écosystèmes sont caractérisés par l’existence de ressources génétiques et des espèces cultivées et domestiquées ayant permis le développement de leurs caractères distinctifs. Les oasis constituent des milieux très riches en biodiversité.

  • Les Oasis : pilier de développement pour la croissance et l’emploi dans les zones arides
  • Les oasis représentent les lieux au sein desquels et autour desquels s’organisent l’essentiel des activités économiques agricoles dans le sud de la Tunisie. Dans les quatre gouvernorats du Sud (Tozeur, Kébili, Gabès et Gafsa), on compte au total 267 oasis, représentant 9% du total des terres irriguées, 0,8% des terres agricoles du pays, 30% de la superficie de l’arboriculture irriguée, 25% des cultures fourragères irriguées et 10% des cultures maraîchères irriguées. Dans ces oasis, les superficies sont de l’ordre de 41 000 ha qui sont réparties sur 54.000 parcelles pour 50000 exploitants soit une superficie moyenne par parcelle de 0,75 ha et 0,82 ha en moyenne par oasien.
    ■ pour 41000 ha d’oasis, le secteur des dattes occupe le deuxième rang dans les exportations agroalimentaires.
    ■ pour 41 000 ha le secteur représente 6% de la valeur totale de la production agricole.
    ■ pour 41 000 ha, les oasis ne représentent que 1% de la superficie agricole utile et 9% de la superficie irriguée du pays.
    ■ pour 50000 producteurs dans toutes les oasis, on dénombre 34000 producteurs à Kébili soit une moyenne de superficie par producteur de 0.7 ha, 11000 producteurs à Tozeur soit une moyenne de superficie par producteur de 0.76 ha, 12000 producteurs à Gabès soit une moyenne de superficie par producteur de 0.56 ha , 3000 producteurs à Gafsa soit une moyenne de superficie par producteur de 0.68 ha. La moyenne régionale de la superficie par producteur est de 0.82 ha.

  • Une riche histoire et une mosaïque de civilisations
  • Les régions oasiennes en Tunisie ont été le berceau de civilisations préhistorique, ancienne et médiévale. Elles ont connu les civilisations capsiennes, romaines, byzantines et musulmanes. Les oasis se trouvaient au carrefour du commerce avec les régions sahariennes d’Afrique et entre l’Orient et l’Occident musulman et de ce fait elles étaient un lieu de brassage culturel..




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    Les oasis de Gabès

    L’oasis de Gabès est l’unique oasis littorale de la méditerranée et l’un des derniers exemples d’oasis de ce type dans le monde. Fondée par les berbères, développée par les Phéniciens en tant que comptoir dans l’empire maritime de Carthage, colonie prospère rattachée à la Tripolitaine par les romains, carrefour à la jonction de diverses voies de communication pour les arabes, ces oasis ont accumulé à travers leur histoire les acquis de ces différentes civilisations. Bénéficiant des trois ressources naturelles, ressources en sol, ressources en eau et palmier dattier, auxquelles l’ingéniosité de l’homme a apporté l’action nécessaire (système d’irrigation, utilisation des engrais), un ensemble de paramètres propice à la création et à la pérennité de ces agro-écosystèmes oasiens. Banque génétique de variétés sur le plan de la flore, refuge pour une faune riche, lieu de vie pour les hommes… autant de potentialités et d’opportunités de développement économique et social dont la durabilité est tributaire de l’équilibre de ces mêmes éléments.

    Le Gouvernorat de Gabès couvre une superficie de 7166 km² (4,6 % de la superficie de la Tunisie et 7,9 % de la superficie de la région Sud). Il se compose de 10 municipalités, 9 conseils ruraux et 10 délégations à savoir : Gabès Ville, Gabès Ouest, Gabès Sud, Ghannouch, El Hamma, Mareth, Matmata, Matmata Nouvelle, Menzel El Habib et El Métouia et de 10 municipalités : Gabès, Chenini-Nahal, Ghannouch, El Métouia, Oudhref, El Hamma, Matmata, Matmata Nouvelle, Mareth et Zarat. Des 73 secteurs (Imadat) que compte le gouvernorat, 32 sont communaux et 41 non communaux.

    Relief :

    Le gouvernorat de Gabès se situe à cheval sur les deux domaines orographiques principaux de la Tunisie, à savoir le domaine saharien et le domaine atlasique. C’est une zone de transition qui juxtapose des unités de relief tabulaire, caractéristiques de la Tunisie saharienne, et des unités du relief plissé qui structurent la Tunisie atlasique. En fonction de ces données, on peut distinguer une mosaïque d’unités de relief.

    Climat :

    Le gouvernorat de Gabès, par sa position maritime et son ouverture sur la Méditerranée, est caractérisé par un climat aride dont les variantes dépendent des effets de la mer sur la côte et de la continentalité dans l’intérieur des terres. De ce fait, le gouvernorat de Gabès est partagé entre deux domaines bioclimatiques : d’une part l’aride inférieur doux sur la côte et les terres situées à une vingtaine de kilomètres de la mer et d’autre part, les différentes variantes de l’aride inférieur et du saharien vers l’intérieur des terres.

    Les ressources en sols :

    On peut distinguer : - Les oasis à sols différenciés de l’amont à l’aval : on y retrouve des sols colluviaux développés sur les terrasses des oueds, des sols alluviaux dans les sections intermédiaires des glacis et des sols halomorphes dans les sections inférieures des glacis et près des chotts et des sebkhas. - Les oasis à sols alluviaux juxtaposés à des sols halomorphes (les sols alluviaux sont en amont et les sols halomorphes en contrebas des glacis et au voisinage des chotts). On les retrouve dans les plaines littorales (El Hamma, Méthouia, Ouedhref, Ghannouche, Kettana, Mareth, Zarat).

    Les ressources en eau :

    Facteur majeur du peuplement et de la mise en valeur La région de Gabès est concernée par une nappe dénommée nappe de la Djeffara. Ses ressources en eau sont évaluées à 247,2 millions de m3 répartis comme suit

    Caractérisation de la biodiversité

    Les systèmes de production rencontrés dan les oasis de Gabès étaient caractérisés par une très grande diversité spécifique. Quatre composantes sont présentes :

  • L’arboriculture fruitière: représentée principalement par le palmier et le grenadier mais également par une multitude d’autres espèces comme le figuier, l’olivier, l’abricotier, la vigne, le pécher, le pommier, le murier, le bananier etc.; cette composante constituait l’ossature principale des systèmes de cultures.
  • Les cultures maraîchères dominées principalement par la tomate, l’oignon, l’ail, la carotte, le navet etc.
  • La luzerne associée à un élevage caprin et ovin
  • Les cultures industrielles: le tabac caractérisait un grand nombre d’exploitations agricoles. C’est la première culture industrielle de l’oasis. Seule une variété à priser, originaire de l’Algérie (Soufi), était cultivée puis remplacée par une variété à fumer. Par contre, la culture du henné a été introduite très timidement au cours des années 60. La localisation première du henné était en majorité dans la zone amont qui bénéficiait d’une eau relativement plus abondante. Il devient à partir de 1970 la culture de choix des oasiens. Son extension très rapide toucha l’ensemble des terres de l’oasis. Gabès devint la plus célèbre des oasis tunisiennes dans les cultures industrielles avec le henné et le tabac.
  • Faune
  • L’oasis de Gabes a toujours constitué un refuge et un lieu de survie ou de passage pour une multitude d’espèces et de populations animales. Domestique ou sauvage, aquatique ou terrestre, une riche faune a évolué dans cet espace oasien qui leur a fourni les conditions idéales pour survivre, se propager ou tout simplement se reposer.

    Compte tenu de sa situation géographique, des caractéristiques de son milieu naturel, de son évolution historique, de ses dynamiques sociales, économiques et territoriales, le gouvernorat de Gabès présente des potentialités économiques réelles. Il s'agit en particulier de l'agriculture oasienne, du tourisme, de l’artisanat… et même de l’industrie chimique qui, malgré son impact manifestement négatif, assure un effet positif sur les oasis puisque une partie des revenus générés par ce secteur est injectée dans les oasis entre autre par l’intermédiaire de la main d’œuvre..

  • Le tourisme : Riche potentiel
  • Le gouvernorat de Gabès ne manque pas de potentiels et d’attraits touristiques avec les oasis littorales, les villages de montagnes, l’habitat troglodytique de Matmata, les centres d’artisanat et les potentialités du tourisme thermal. L’infrastructure comporte 19 unités, pour une capacité d’hébergement de 1892 lits, 14 agences de voyage, 3 restaurants touristiques, 1 centre ludique… Les potentialités naturelles et culturelles pour un développement intégré du secteur de tourisme sont réparties pratiquement dans toutes les oasis .

  • L’artisanat : un savoir-faire local rattaché aux sous-produits du palmier
  • Gabès est connue pour ses traditions artisanales pratiquées par 11600 artisans et artisanes et 122 entreprises artisanales dans plusieurs activités :
    ■ Le tressage manuel du couffin (panier en feuilles de palmier) pratiqué à El Hamma.
    ■ Le tressage manuel du couffin pratiqué à Métouia.
    ■ Le tressage manuel de Medhalla pratiqué à Gabès Ville.
    ■ Le tissage du klim et mergoum à Oudhref
    ■ La pierre taillée à El Hamma et Ghannouch (pierre rose de Gabès). Le secteur de l’artisanat dispose d’un appui en matière de formation des ressources humaines grâce à l’existence d’un centre public de formation en métiers d’artisanat

  • Population active et emploi : un potentiel humain économiquement significatif
  • Avec une population active de plus de 122.000 personnes en 2014, le gouvernorat de Gabès est caractérisé par un taux brut d’activité de 41.2%. L’agriculture qui employait 20,5% de la population occupée en 1984, n’en emploie plus que 14,7% au 3ème trimestre 2015. Le transfert s’est fait surtout vers les activités tertiaires (services et administration) qui, en 1984, employaient 31,73% des occupés et est passé à 52.6% au 3ème trimestre 2015. Cette regression se manifeste par un manque de main d’oeuvre dans les oasis surtout parmi les jeunes.

  • Les oasis traditionnelles carrefour de civilisations
  • Takapes, pour les libyco-berbères, Takapitanus pour les romains, Kabes puis Gabes pour les arabes, la région est très ancienne et date de la période préhistorique.


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    Les oasis de Gafsa

    Le gouvernorat de Gafsa, La création des oasis traditionnelles de Gafsa, remonte dans leur majorité aux temps les plus reculés de l’histoire. Elles doivent leur existence à de nombreuses sources naturelles qui jaillissaient des nappes de la région. Capsa est le nom antique de la ville de Gafsa. Des ossements et des traces d'activité humaine remontant à plus de 15 000 ans ont été découverts dans cette région. Les gisements capsiens sont des escargotières, ou ramadyat, qui signifie « cendres » en arabe. Ce sont en effet des amas de coquilles d'escargots et de cendres pouvant atteindre 2 m d'épaisseur, auxquelles sont mêlés des outils et des débris de cuisine. Outre la fabrication d'outils en pierre et en silex, les Capsiens produisaient, à partir d'ossements, divers outils dont des aiguilles pour coudre des vêtements à partir de peaux d'animaux.

    Le gouvernorat se compose de 11 délégations dont 5 oasiennes (oasis traditionnelles au nombre de 7 et modernes au nombre de 6)

    Relief : Quatre grandes unités géomorphologiques

  • Les Djebels du bassin minier
  • La cuvette de Sidi Aïch et les montagnes bordières
  • Les cuvettes et les dépressions du sud-ouest du gouvernorat
  • Les Djebels isolés et les plaines du sud-est du gouvernorat
  • Climat : aride inférieur frais/pluviométrie 162 mm / Evapotranspiration 1167 mm à 1388 mm soit un déficit de 1000 mm

  • La majeure partie du territoire est caractérisée par le bioclimat aride inférieur frais
  • l’aridité du climat explique les faibles quantités de pluie avec une moyenne de 162 mm par an
  • Le gouvernorat de Gafsa se caractérise aussi par un taux d’évapotranspiration très important. Les valeurs moyennes annuelles varient entre 1167 mm et 1388 mm
  • Les sols dans les oasis de Gafsa, sont assez diversifiés : sols peu évolués, sols hydromorphes et halomorphes.

  • Les sols du gouvernorat de Gafsa sont en majorité peu évolués et même limités aux sols minéraux bruts comme c’est le cas dans les djebels et les chaînons montagneux qui couvrent une grande partie du territoire
  • Dans les oasis de Gafsa, Lala et El Guetar, les sols ont assez diversifiés et varient des sols peu évolué à texture grossière, aux sols hydromorphes et halomorphes qui posent des problèmes de drainage en raison de leur saturation par les eaux d’irrigation et l’insuffisance du drainage
  • 10% des ressources en eau (12 millions de m3) sont affectées aux oasis avec 100% de mobilisation par 29 forages.

    Dans les oasis de Gafsa, le 1er étage est formé par les palmiers, le 2ème étage est constitué d’oliviers, figuiers, grenadiers, abricotiers et autres arbres fruitiers. Le 3ème étage est formé par les cultures herbacées de maraichage et de fourrage.

    La répartition variétale du palmier dattier montre qu’il y a une grande richesse en matière de ressources génétiques avec 18 cultivars

    L’espace oasien de Gafsa présente une diversité arboricole importante d’oliviers, grenadiers, figuiers, abricotiers

    Des espèces maraichères et fourragères sont cultivées dans les oasis de Gafsa et sont représentées par des populations ou cultivars locaux.

    En terme de PIB, l’agriculture y compris les oasis n’occupe que la 3eme place après l’industrie des phosphates et les services.

    La superficie des oasis :

    1,5% DES 230600 ha de terres cultivables 20 % DES 19150 ha de périmètres irriguées Avec une grande richesse en biodiversité

    Production

  • Prédominance des palmiers dans 3 oasis : El Guettar, Richet Enâam et Oued Esshili.
  • Prédominance des oliviers dans 3 autres oasis : Kasba, Sud Ouest et Lala.
  • Oasis avec arbres fruitiers et oliviers et peu de palmiers : El Ksar.
  • Tourisme

  • 6 établissements hôteliers classés ( 5 à Gafsa dont 2 cinq étoiles et 1 à Metlaoui) et 8 non classés
  • capacité totale de 1215 lits
  • Tourisme de courte durée : séjour moyen de 1,5 jour
  • Potentiel écotouristique à valoriser
  • Culture et patrimoine

  • Les Piscines Romaines
  • El Borj (La Kasba)
  • Le Musée Archéologique
  • L'escargotière (Ramadyat ou Koudia Souda)
  • Le tarmil
  • Gorges de thalja
  • Le parc Orbata
  • Foire des dattes de Gafsa
  • Festival d’El Guettar
  • Spectacle soufi par l’Issaouia d’ El Guettar
  • Ain Soltane à lala
  • Festival annuel de la poésie tunisienne à Metlaoui
  • ARTISANAT

  • L’artisanat est une activité domestique qui emploie surtout une population féminine
  • En 2008, 14000 artisans et artisanes sont employés de façon permanente ou saisonnière dans l’artisanat
  • 41 entreprises artisanales avec 526 salariés
  • la production représente 10% de la production nationale de tissage et tapis
  • CARACTERISATION SOCIALE

    Potentiel productif important, population jeune à la recherche d’emplois, secteur des phosphates saturé, une diversification de l’économie s’impose (agriculture et services)

    EMPLOI ET TRAVAIL

  • 7208 agriculteurs oasiens pour tout le gouvernorat
  • 6869 agriculteurs dans les oasis traditionnelles Soit 8.5 % de la population totale occupée
  • Les oasis de Gafsa : Une civilisation de plus de 15000 ans
  • Depuis l’antiquité, avant les berbères, puis les romains et les arabes, Gafsa avait les premières traces de l’humanité en terre tunisienne.


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    GOUVERNORAT DE KEBILI

    Le Gouvernorat de Kébili est situé au Sud Ouest du pays et s’étend sur une superficie de 22454 km², soit 14,4% de la superficie totale du pays et 24.9% de la superficie de la région du Sud. Il est situé au sud-ouest et limité par les Gouvernorats de Gabès au nord est, Médenine au sud-est, Gafsa au nord, Tataouine au sud et l’Algérie à l’ouest.

    Crée en Septembre 1981,le gouvernorat de Kébili est subdivisé en 6 délégations (Kébili Nord, Kébili Sud, Souk Lahad, Douz Nord, Douz Sud et El Faouar), 5 communes, 42 secteurs (17 communaux et 25 non communaux) et 7 conseils ruraux.

    Relief : Un relief diversifié

  • La région de Kébili présente des caractéristiques physiques avec une succession de Chotts, vastes dépressions blanchies par les efflorescences salines (Chott El Gharsa, Chott El Jérid, ChottEl Fedjaj), de piedmonts et de plaines.
  • Climat : aridité, amplitudes thermiques élevées et fréquence des vents

  • Le climat de l’écosystème oasien est un élément fondamental. L’aridité est la caractéristique majeure du climat des oasis. La moyenne annuelle des pluies est partout inférieure à 100 mm (98 mm à Kébili et 81 mm à Sabria et El Faouar). A Kébili, la température moyenne varie entre 39.4° en juillet et 4° en janvier. Les vents constituent l’un des éléments les plus déterminants du climat par leur force (souvent plus de 100 km/h.) et leur fréquence (un jour sur trois).
  • Sol : Ressources en sols valorisées dans des territoires arides

  • Dans la majorité des oasis, les sols se limitent à un horizon peu épais et pauvre en éléments minéraux et en composants organiques. Cinq types de sols sont rencontrés : les sols halomorphes, les sols gypseux, les sols squelettiques, les sols minéraux, et les sols développés par l’intervention humaine.
  • La mobilisation des ressources en eau : rôle prépondérant pour le développement économique et social de la région

  • Les ressources en eau des oasis de Kébili appartiennent aux aquifères superficiel (nappe phréatique) et profond (nappes du Complexe Terminal et du Continental intercalaire) du bassin du Sahara septentrional (SASS) dont les ressources en eau sont non renouvelables. Dans les oasis traditionnelles constituées en périmètres irrigués publics et mises en valeur par des petites exploitations familiales, la ressource en eau est gérée collectivement et limitée par la capacité de prélèvement des forages publics qui alimentent le réseau collectif.
  • Les oasis se caractérisent par la dominance de l’étage supérieur à base de palmier dattier avec une densité parfois élevée pouvant atteindre 400 pieds/ha. L’étage moyen est presqu’absent avec une présence de rares pieds d’arbres fruitiers ou d’oliviers; l’étage inférieur étant cultivé d’une façon épisodique par certaines cultures maraîchères ou fourragè res.

  • Diversité de la palmeraie
  • Au total, 144 cultivars de palmier dattier sont présents, dont 48 cultivars sont spécifiques à Kébili, 85 cultivars sont communs aux oasis de Kébili et Tozeur, et 11 cultivars sont présents à Kébili, mais aussi dans d’autres oasis.

  • Diversité arboricole
  • Répartition en pourcentage moyen des espèces arboricoles rencontrées :

  • Diversité des cultures fourragères
  • La culture des fourrages sont constituées essentiellement de Luzerne, notamment la variété Gabsi, d’orge et rarement d’avoine et de sorgho

  • Biodiversité des cultures maraîchères
  • Les principales espèces cultivées sont : Oignon, Radis  Laitue , Persil , Piment , Blette , Courgette , Courge , Melon , Fève ,  Tomate , Céleri , Navet , Fenouil

  • Les oasis de Kébili : refuge idéal pour certaines espèces de faune
  • Les oasis de Kebili de par leurs particularités biologiques constituent un espace favorable et un refuge idéal pour certaines espèces de faune. La faune terrestre est riche et est représentée par plusieurs groupes : les mammifères, les nématodes, les annélides, les mollusques, le aranéides, les scorpionides, ls myriapodes, les insectes et les reptiles.

  • Le palmier dattier au coeur du développement oasien
  • L’économie du gouvernorat de Kébili est marquée par la prédominance de l’agriculture avec la production dattière et le tourisme saharien.

  • Production
  • Sur le plan production, les oasis traditionnelles produisent 35% du total de la production de « Deglet Nour » du gouvernorat avec 35479 tonnes et 53% de la production de la variété « Alligue » du gouvernorat avec 2923 tonnes et 42% de la production des autres variétés des palmiers dattiers avec 2629 tonnes. Total production : 114 000 tonnes

  • Une industrie au service de l’agroalimentaire
  • Dans l’industrie manufacturière de la région de Kébili, les entreprises sont au nombre de 333 dont 230 entreprises agroalimentaires fournissant 1355 postes d’emplois principalement des entreprises de conditionnement de dattes destinées à l’export et 113 entreprises dans les autres secteurs qui emploient 818 personnes.

  • Le tourisme : attraits naturels et valeur paysagère
  • Avec ses magnifiques reliefs, ses oasis envoûtantes, ses paysages imprenables et ses dunes à perte de vue, Kébili et son Sahara demeurent un pôle d’attraction touristique pour de nombreux visiteurs. Riche et unique par ses spécificités naturelles, culturelles et architecturales, la région de Kébili représente la destination privilégiée et convoitée des passionnés d’aventure et de dépaysement. Le Gouvernorat de Kébili dispose d’une bonne infrastructure hôtelière constituée de 10 hôtels. Cette infrastructure a une capacité d’hébergement totale de 3603 lits. Kébili se caractérise par six festivals qui ont lieu entre novembre et mars/avril :
    ■ Festival international du Sahara Douz (touristique; mois de novembre);
    ■ Festival de Kébili (polyculturel; mois de décembre);
    ■ Festival de Tombar (polyculturel; mois de mars);
    ■ Festival du printemps de Kébili (polyculturel; mois de mars);
    ■ Festival du théâtre de Kébili (théâtre; mois de mars);

  • L’artisanat : Patrimoine particulièrement riche et varié
  • Ce secteur est composé de 10 mille artisans et artisanes dont 80% de femmes, 120 entreprises, 02 centres de formation. Un village artisanal est en cours de création.

  • Nefzaoua et palmiers dattiers, une histoire commune
  • Beaucoup d’historiens, de voyageurs et d’explorateurs avaient cité Nefzaoua, dans des étapes historiques différentes, en tant que région peuplée et dynamique. Ils avaient parlé de ses villages parsemés, ses sources naturelles multiples, du développement artisanal et agricole, de la diversité culturelle.


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    Gouvernorat de Tozeur

    Le gouvernorat de Tozeur a été créé le 21 juin 1956, dont le chef lieu est la ville de Tozeur, est composé de 5 délégations (Tozeur, Nefta, Deguèche, Tamahgza et Hazoua), 5 communes (Tozeur, Nefta, Deguèche, Hammet Djérid et Tamahgza), 4 conseils ruraux et 36 secteurs (13 ruraux et 23 communaux). L’histoire du peuplement de la région est très ancienne, elle remonte à la civilisation préhistorique du « Capsien ». Elle représentait un centre actif du commerce caravanier transsaharien fréquenté par les Carthaginois. Les Romains, s'y installaient en 33 av. J.-C. Avec l’arrivée de l'Islam, elle est devenue "Bled El Hadher" ou cité de la civilisation. Pendant le Moyen Âge, le célèbre géographe arabe Al-Bakri a nommé la région de Tozeur « pays de Qastiliya ». Tozeur fut un foyer intellectuel intense. Elle a joué un rôle important dans la propagation et la renaissance du Malékisme et de la pensée Ghazalienne. Tozeur représentât également la ville des sciences avec Ibn Chabbat, mort en 1282, inventeur du système de répartition des eaux fonctionnel dans la région pour des siècles. Tozeur fut ultérieurement ville des arts avec le grand poète Abou El Kacem Chebbi ; poète de la liberté et de révolte contre l’ignorance et l’intolérance.

    Situé au Sud-Ouest du pays à 450 km du grand Tunis et 57 km de l’Algérie, le gouvernorat de Tozeur est limité au Nord-Est par le gouvernorat de Gafsa, au Sud-Est par le gouvernorat de Kebili et à l’Ouest par l’Algérie. Sa superficie totale est de 5 592,9 Km² soit 6,2% de la superficie de la région Sud et 3,6% de la superficie totale du pays. La surface réservée à l’agriculture est de 3260 Km², soit 58,3% de la surface totale du gouvernorat. La population est de 108.676 habitants. Comme toute la région du Sud, Tozeur se distingue par sa faible densité de peuplement.

    Relief : Un relief diversifié

  • Le gouvernorat de Tozeur est marqué par la présence de plusieurs unités de relief. Il s’agit des chaînes montagneuses, de leurs piedmonts, des plaines et des dépressions fermées en l’occurrence chott eI Gharsa et chott Djérid.
  • Climat : Un microclimat oasien

  • Le climat de l’écosystème oasien est un élément fondamental. En étant le produit d’une combinaison d’influences régionales et de particularités locales, il fait de chaque oasis un milieu représentatif de la région présaharienne mais néanmoins distinct des autres oasis. Le climat de l’oasis est à la fois un climat régional et un climat local. Le climat du gouvernorat de Tozeur est de trois types :
  • Saharien supérieur frais dans la zone des Chotts
  • Aride supérieur à hiver frais concernant la chaine montagneuse de Chareb et Bligi.
  • Aride inférieur à hiver frais concerne la zone au nord de Chott el Gharsa et Tamaghza.
  • Les ressources en sols: Les potentialités pédologiques dans le gouvernorat de Tozeur sont limitées à cause des conditions bioclimatiques, marquées par l'aridité, et de la faiblesse du couvert végétal. Par ailleurs, l'influence des chotts sur la formation des sols est déterminante pour une grande partie du gouvernorat de Tozeur par l'effet de l'Halomorphie et de la redistribution du gypse.

    Les ressources en eau: Vu son emplacement géographique, le gouvernorat de Tozeur se caractérise par un climat continental aride. La pluviométrie ne dépasse guère les 100 mm/an et l’évaporation est très élevée.

    Les oasis Djérid se caractérisent par la présence de trois étages de culture où on observe une richesse et une diversité des variétés. Le palmier dattier constitue l’étage supérieur avec une densité parfois élevée pouvant atteindre 400 pieds/ha. Une diversité de cultivars est utilisée dans les différentes exploitations. L’étage moyen renferme plus de seize (16) espèces d’arbres fruitiers. L’étage inférieur étant cultivé d’une façon épisodique par certaines cultures maraîchères ou fourragères.

  • Diversité de la palmeraie
  • On recense plus de 200 cultivars différents dans les oasis du Djérid

  • Diversité arboricole
  • Les principales cultures sont le figuier (6 variétés) ; le grenadier (2 variétés), la vigne (5 variétés), l’olivier (3 variétés) et puis le Prunier, Citronnier, Oranger, Pêcher, Abricotier, Poirier représentés rarement par plus d’un cultivar.

  • Diversité des cultures fourragères
  • La culture des fourrages couvre650 ha constitués essentiellement de Luzerne, notamment la variété Gabsi. Cette variété est très productive et permet de 10 à 14 coupes par an.

  • Biodiversité des cultures maraîchères
  • Celles-ci ouvrent7500 ha avec comme principales espèces cultivées : Oignon , Piment, Tomate, Laitue, Persil, Blette, Courgette, Courge, Melon, Céleri, Navet, Fenouil, Corète…

    Les oasis du gouvernorat de Tozeur constituent un paysage naturel spécifique et un système agricole de production, créé depuis longtemps par des générations d’agriculteurs et d’éleveurs au savoir-faire indéniable en matière d’aménagement des terres, de sélection des variétés, d’exploitation de l’eau d’irrigation et d’utilisation d’outils agricoles adaptés au contexte oasien. Compte tenu ses caractéristiques de son milieu naturel, de son évolution historique, de ses dynamiques sociales, économiques et territoriales, le gouvernorat de Tozeur présente des potentialités économiques réelles. Il s'agit en particulier de l'agriculture oasienne, du tourisme, de l’artisanat.

  • Les oasis traditionnelles : Domaines du palmier dattier et centre actif du commerce caravanier transsaharien
  • « Tes-Hor », appellation d’origine égyptienne, devenu « Tozeur» signifiant « ville du soleil ». L’histoire de la région est très ancienne, elle remonte à la civilisation préhistorique du «Capsien». Elle représentait un centre actif du commerce caravanier transsaharien fréquenté par les Carthaginois. Les Romains, s’y installaient en 33 av. J.-C. Avec l’arrivée de l’Islam, elle est devenue «Bled El Hadher» ou cité de la civilisation.


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